Entre le Mexique et le Japon, entre lumière vive et silence suspendu, Thomas Lebrun nous entraîne dans un voyage sensible, chorégraphique et profondément humain. Sur les cendres ou sous les fleurs explore deux créations de l’artiste - Sous les fleurs et Ils n’ont rien vu - à travers les lieux mêmes qui les ont inspirées, en dialogue avec ceux qui les habitent. Au Mexique, la caméra se faufile dans les rues de Juchitán, au plus près des regards, des mains, des voix. Ici, les Muxes, figures emblématiques d’un troisième genre dans la culture zapotèque, incarnent une féminité libre, douce, revendiquée. Les danseurs, mêlés à la population, dansent la porosité des identités, le droit d’exister autrement, dans la joie, le combat, et la beauté. Au Japon, tout est plus retenu. La caméra se pose. Elle regarde. Elle attend. Chaque plan s’allonge comme une respiration lente, une méditation. Là, dans le souvenir d’Hiroshima, les corps dansent l’empreinte invisible de la mémoire. Une mémoire collective, douloureuse, que l’on tente de saisir, de ne pas oublier. Les gestes se font plus lents, plus sobres, porteurs d’une gravité silencieuse. Le film alterne ces deux mondes, en tissant des ponts entre eux.
+ aller plus loin ?
Dans le cadre du parcours "à la découverte de l'univers chorégraphique de Thomas Lebrun", découvrez le spectacle d'amour de Thomas Lebrun.
Mardi 6 octobre à 20h. Dès 7 ans.